Sébastien Llinares — La guitare au croisement des mondes

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Bruno Procopio — Chef d’orchestre et claveciniste
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Constance Luzzati — Harpiste
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Ensemble Vedado — Un baroque ouvert, vivant et visionnaire
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Laurent Cabasso — Pianiste
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Paraty Label – 20 ans d’exigence au service des artistes et des projets remarquables













Nouveauté


Madre Selva, Diana Baroni, Ronald Martin Alonso & Ensemble Vedado
Madre Selva est une ode à la nature et à la terre-mère, imaginée par Diana Baroni et Ronald Martin Alonso dans le prolongement de leur désir de relier mémoire, territoires et traditions transmises. Conçu comme un hommage, une offrande et un appel, le programme évoque les forces du vivant — l’eau, la terre, le feu et l’air — ainsi que la responsabilité humaine de préserver ce qui protège et équilibre le monde.
Pensé comme une traversée musicale, l’album réunit un répertoire ancré dans l’héritage ancestral de l’Amérique latine, des Andes au Mexique, des Caraïbes aux plateaux boliviens. Chants en langues indigènes, traditions orales, poésie, rythmes et sources anciennes y dialoguent dans un espace artistique commun où se rencontrent les mémoires au-delà des frontières.
Autour de Diana Baroni, Ronald Martin Alonso et de l’Ensemble Vedado, Madre Selva déploie une alchimie sonore singulière, nourrie par les percussions de Keyvan Chemirani et d’Abraham Mansfarroll, la kora de Tunde Jegede, ainsi que la jarana et les aérophones précolombiens de Rafael Güel Frías. Entre recueillement, célébration et invention, cet album propose une expérience musicale profondément vivante et poétique.


XASAX plays Leoš Janáček
Album consacré à , XASAX plays Leoš Janáček propose un parcours riche et contrasté dans l’univers du compositeur tchèque à travers des transcriptions originales pour quatuor de saxophones.
Porté par les personnalités fortes de l’ensemble XASAX (Pierre-Stéphane Meugé, Marcus Weiss, Jean-Michel Goury, Serge Bertocchi), le programme traverse plusieurs cycles emblématiques : chants moraves, œuvres pour piano (Sur un sentier broussailleux), esquisses tardives (Intimes) et extraits de la Messe glagolitique.
Entre écriture vocale, folklore et modernité, ces pièces révèlent toute la singularité du langage de Janáček, ici sublimé par la chaleur et la plasticité sonore des saxophones, dans un dialogue constant entre tradition et réinvention.


Jeu de rôles, Les Mondes Baroques
Avec Jeu de rôles, l’ensemble Les Mondes Baroques propose une traversée singulière de la musique française du milieu du XVIIIe siècle, placée sous le signe du métissage et de la curiosité. Au cœur de ce programme se trouvent les sonates pour basse de Joseph Bodin de Boismortier, dont l’écriture hybride mêle goût français et goût italien, formes savantes et inspirations populaires. Ces œuvres dialoguent avec des airs connus, des danses et des chansons issues de sources variées, réunies comme autant de pièces d’un cabinet de curiosités musical.
Autour de ces sonates se déploient Les Sauvages de Jean-Philippe Rameau, Lisette quitté la plaine attribuée à Antoine Albanese, La Curieuse associée à Jean-Joseph Cassanéa de Mondonville, ainsi que des pièces de Louis-François Joseph Patouart et des Danses de Chypre rapportées par Charles-Henri de Blainville. Certaines pages, chantées en créole haïtien du XVIIIe siècle ou inspirées de traditions extra-européennes, témoignent de la circulation des styles, des récits et des imaginaires à l’époque baroque. La percussion, intégrée de manière dramaturgique, renforce cette dimension narrative et rituelle.
Porté par Anne-Charlotte Dupas et Xavier Marquis, Jeu de rôles réunit un effectif aux couleurs rares : violoncelle, basson, chalumeau, clavecin, archiluth, percussions et contrebasse, auxquels s’ajoute la voix de Julie Roset. L’ensemble Les Mondes Baroques affirme ici une vision vivante et incarnée du répertoire, où l’interprétation s’appuie autant sur la recherche historique que sur la liberté du jeu et de l’imaginaire, faisant résonner la musique française baroque dans toute sa diversité expressive.


Métamorphoses
Métamorphoses explore les multiples visages de la mélodie française entre la fin du XIXe siècle et le premier XXe siècle, dans un programme où la poésie et la couleur instrumentale occupent une place centrale. À travers un choix d’œuvres de Debussy, Fauré, Saint-Saëns, Ravel, Taffanel et leurs contemporains, cet album met en lumière une esthétique du changement, de la transformation et du passage, où le texte, la ligne vocale et la flûte dialoguent étroitement.
Le programme associe mélodies célèbres et pages plus rares, révélant la richesse expressive de ce répertoire et la diversité des écritures. Les compositeurs convoqués explorent tour à tour l’intimité du chant, la suggestion poétique, l’élan lyrique ou la transparence impressionniste. La flûte, tour à tour partenaire, prolongement ou commentaire de la voix, contribue à cette impression de mouvement et de métamorphose permanente, soutenue par une écriture pianistique raffinée.
Porté par Belinda Kunz, mezzo-soprano, Sandrine François à la flûte et Valentin Mansard au piano, Métamorphoses s’inscrit dans une tradition de musique de chambre attentive au texte et à la respiration musicale. L’album propose une lecture sensible et structurée de la mélodie française, où l’écoute collective et la clarté du discours servent une traversée poétique cohérente et profondément incarnée.


Sonates Oubliées, Ensemble La Ferté
Les Sonates oubliées de Charles-François Grégoire de La Ferté accompagnent l’Ensemble La Ferté depuis 2022, année de leur redécouverte et de leur premier déchiffrage. Dès les premières lectures, les musiciens ont été frappés par l’originalité de ce répertoire, profondément personnel, qui ne se rattache ni aux modèles de Rebel, ni à ceux de Jacquet de La Guerre ou de Marchand. Cette musique révèle un langage singulier, nourri de l’héritage lulliste, d’influences italiennes assumées et d’un sens très développé de la danse et de la ligne de basse.
Publié en 1707, le Premier livre de sonates pour violon et basse de La Ferté témoigne d’un moment charnière dans l’histoire de la musique française, où la sonate italienne s’intègre progressivement au goût national. Structuré en deux parties de six sonates, le recueil explore une grande variété de formes, de caractères et de tonalités. Pour cet enregistrement, l’Ensemble La Ferté propose un ordre pensé comme une traversée musicale, respectant les grands pôles harmoniques du recueil tout en mettant en valeur la diversité expressive de chaque sonate.
Fondé par Paulo Castrillo, Manon Chapelle et Nicolas Mackowiak, l’Ensemble La Ferté se consacre à l’exploration du premier répertoire français pour violon et basse continue à travers une approche fondée sur les pratiques historiques. Position basse du violon, tenue d’archet à la française, ornementation inspirée des traités du tournant des XVIIe et XVIIIe siècles, usage du clavecin et de l’orgue positif participent à une lecture vivante et engagée de ces sonates. Ce premier enregistrement constitue à la fois l’aboutissement de plusieurs années de recherche collective et le point de départ d’un projet artistique dédié à la redécouverte d’un patrimoine musical encore largement méconnu.


Paris-Bruxelles, 1830
Entre Paris et Bruxelles, autour de 1830, la guitare romantique connaît un âge d’or discret mais raffiné. Cet album explore un répertoire rare, situé à la croisée de l’élégance française et du romantisme cosmopolite, à travers des œuvres de Victor Magnien, Marco Aurelio Zani de Ferranti et Napoléon Coste, figures aujourd’hui trop peu présentes au disque mais essentielles à l’histoire de l’instrument.
Pour servir ce programme, Élodie Brzustowski s’appuie sur trois guitares historiques, instruments signés Joseph Klimits (1824), Jean Joseph Coffe-Goguette (vers 1830) et René Lacote (1841), dont les timbres spécifiques éclairent chaque œuvre selon son contexte esthétique et géographique. Fantaisies concertantes, nocturnes bibliques et pièces de caractère composent un parcours sensible, où la guitare devient tour à tour voix lyrique, instrument de salon et soliste virtuose.
À travers ce choix exigeant et cohérent, l’album propose une redécouverte de la guitare romantique comme instrument de narration intime et d’expressivité profonde. Paris – Bruxelles, 1830 s’inscrit ainsi dans une démarche musicologique rigoureuse autant que poétique, offrant un regard renouvelé sur un répertoire à la fois savant, expressif et profondément incarné.


Ils nous ont fait confiance







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