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Orpheus’ Noble Strings, Thomas Hobbs, Romina Lischka, Sofie Vanden Eynde, musique ancienne, musique anglaise Renaissance, John Dowland, Tobias Hume, Francis Pilkington, John Danyel, William Corkine, air de cour anglais, luth et viole de gambe, ténor et continuo, Paraty Productions, musique élisabéthaine
Orpheus Noble Strings, musique Orphée Renaissance, Dowland songs tenor lute, viole de gambe et luth, musique anglaise XVIIe siècle, consort de violes et voix, musique ancienne expressive, Thomas Hobbs Dowland, Romina Lischka viole, Sofie Vanden Eynde luth

Orpheus’ Noble Strings

Orpheus’ Noble Strings propose une immersion sensible dans l’univers poétique et musical d’Orphée, figure mythique du pouvoir de la musique. À travers un parcours construit comme une journée dans la vie du musicien légendaire, le programme explore les affections de l’âme, l’amour, la perte, le temps et la consolation, en s’appuyant sur le répertoire anglais du tournant des XVIe et XVIIe siècles. Les œuvres de John Dowland, Francis Pilkington, John Danyel, William Corkine et Tobias Hume composent une dramaturgie intime où la musique devient langage intérieur.

Le ténor Thomas Hobbs prête sa voix à ces textes d’une intensité expressive remarquable, articulant le verbe avec une grande clarté rhétorique. Il est accompagné par Romina Lischka aux violes de gambe et par Sofie Vanden Eynde au luth. Ensemble, ils déploient une palette de timbres raffinée, où la voix dialogue avec les cordes pincées et frottées dans un équilibre subtil entre déclamation, lyrisme et intimité sonore.

Orpheus’ Noble Strings s’inscrit dans une approche historiquement informée mais profondément incarnée, mettant en valeur la dimension expressive et émotionnelle de ce répertoire. La musique y devient un espace de consolation et de méditation, fidèle à l’idéal humaniste de l’époque, où l’art a le pouvoir d’apaiser, de transformer et d’élever l’âme. Ce programme affirme la modernité intacte de ces œuvres anciennes, portées par des interprètes d’une grande sensibilité.

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Tango Continuo, Carl-Emmanuel Fisbach, David Christopher Panzl, Astor Piazzolla, tango contemporain, musique de chambre contemporaine, saxophone et percussions, vibraphone marimba, adaptations Piazzolla, Histoire du Tango, Tango Suite, Libertango, Luis Naón, Mathieu Bonilla, Serbend, Paraty Productions
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Tango Continuo

Tango Continuo est un projet de musique de chambre contemporaine qui aborde le tango comme une matière en mouvement permanent. Ici, le tango n’est ni citation folklorique ni référence nostalgique : il devient une pulsation continue, un flux rythmique et expressif où s’entrelacent écriture savante, énergie urbaine et liberté du geste instrumental.

Le duo réunit Carl-Emmanuel Fisbach au saxophone et David Christopher Panzl aux claviers percussifs et percussions. Le saxophone trace des lignes tantôt lyriques, tantôt rugueuses, tandis que les claviers et percussions construisent une architecture rythmique dense et mouvante. L’équilibre entre précision, physicalité et écoute mutuelle est au cœur de cette musique, qui joue sans cesse sur la tension et la respiration.

Tango Continuo s’inscrit dans une démarche de réinvention du langage musical, où le tango devient un terrain d’expérimentation ouvert, nourri par la répétition, la variation et la continuité du son. Le projet met en avant la dimension corporelle du rythme et la circulation de l’énergie entre les interprètes, proposant une lecture contemporaine, vivante et engagée d’un imaginaire profondément ancré dans le mouvement.

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Stéphane Orlando, Seuls, musique contemporaine, ciné-concert, musique et photographie, Laurent Thurin-Nal, musique classique contemporaine, jazz contemporain, musique de film, musique expérimentale, création sonore, Paraty Productions, œuvre multimédia, musique et image, musique actuelle, composition contemporaine
Seuls Stéphane Orlando, ciné concert contemporain, musique et photo noir et blanc, musique expérimentale française, jazz et classique contemporain, spectacle audiovisuel, musique minimaliste contemporaine, solitude et musique, musique et image scène, Paraty Orlando, Laurent Thurin Nal photographie musique

Seuls by Stéphane Orlando

Seuls est un projet musical et visuel conçu par Stéphane Orlando, à la croisée de la musique classique contemporaine, du jazz, de la musique de film et des traditions musicales. Structurée en quatre mouvements – Doubles, Troubles, Dédoubles et Yalnız – l’œuvre explore les notions de solitude, de dédoublement et de perception fragmentée. Chaque partie développe une écriture spécifique, où la matière musicale se transforme continuellement, comme un miroir altéré de l’identité.

Les trois premiers mouvements reposent sur une combinatoire conceptuelle autour des notions de personnalités multiples, transposées musicalement par des jeux de confrontations et d’alliances instrumentales. Pianistes et percussionnistes dialoguent avec les cordes, tandis que les esthétiques classique et jazz se répondent et se déforment mutuellement. La matière exposée dans Doubles se dissémine et se métamorphose dans Troubles puis Dédoubles, créant un continuum sonore tendu, physique et parfois brutal, mais toujours structuré par une forte dramaturgie.

Dans le dernier mouvement, Yalnız, Seuls bascule vers la forme du ciné-concert. Les images du photographe Laurent Thurin-Nal envahissent l’espace scénique à travers un film sans narration explicite, invitant le spectateur à construire son propre récit. La musique, écrite pour piano et violoncelle, dialogue avec des références à la musique traditionnelle turque, notamment à travers l’évocation du saz et un hommage lointain à Tamburi Cemil Bey. L’interprétation réunit Stéphane Orlando (composition), avec un ensemble mêlant piano, percussions, cordes et improvisation, dans une réflexion sensible sur la transmission culturelle et la capacité de l’art à relier les solitudes.

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Richard Wagner, Le Piano Ambulant, Comment Siegfried tua le dragon et caetera, tétralogie de poche, Ring de Wagner, Der Ring des Nibelungen, opéra de poche, transcription Wagner, théâtre musical, musique classique revisitée, musique scénique contemporaine, médiation musicale, opéra narré, musique de chambre amplifiée, Paraty Productions
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Le Piano Ambulant

Comment Siegfried tua le dragon et caetera propose une relecture audacieuse et accessible de la Tétralogie de Richard Wagner, condensée en une « tétralogie de poche » d’environ une heure. Conçu par la compagnie Le Piano Ambulant, le projet transforme quatorze heures de musique orchestrale en une forme scénique et instrumentale inventive, sans chant lyrique, mais portée par la narration et une écriture sonore expressive. L’univers du Ring y est raconté comme un grand mythe fondateur, mêlant humour, noirceur et poésie.

La transcription assume pleinement ses partis pris : instruments acoustiques, claviers, orgue indien, basse électrique, objets sonores, traitements électroniques et voix parlées composent une palette timbrale originale, respectueuse de l’esprit wagnérien tout en renouvelant son écoute. Extraits de L’Or du Rhin, La Walkyrie, Siegfried et Le Crépuscule des dieux s’enchaînent dans une dramaturgie fluide, où la puissance tellurique de la musique dialogue avec une dimension intime et théâtrale. Le spectacle privilégie la clarté du récit et la force des situations, rendant l’œuvre accessible à un public large, y compris non spécialiste.

L’interprétation réunit Jessica Pognant à la narration, Sylvie Dauter (piano, orgue indien, harmonium, synthétiseur, mélodica, appeaux), Christine Comtet (flûtes, synthétiseur, mélodica, voix de Loge et Brünnhilde), François Salès (hautbois, cor anglais, voix des géants et de Siegfried), Antoinette Lecampion (violon, alto), Joël Schatzman (violoncelle, voix d’Alberich et de Gunther), Charlie Adamopoulos (basse électrique, voix de Wotan et Hagen), avec Antoine Colonna à la mise en son et aux dispositifs électroniques, et la participation vocale d’Ambroise Salès. Comment Siegfried tua le dragon et caetera s’inscrit ainsi dans une démarche de transmission, de liberté et de réinvention du répertoire lyrique.

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Quatuor Tana, Shadows, musique contemporaine, quatuor à cordes contemporain, Yann Robin, Raphaël Cendo, Franck Bedrossian, saturation sonore, saturationnisme, techniques étendues, création musicale contemporaine, musique du XXIe siècle, musique expérimentale, musique française contemporaine, string quartet contemporary music, contemporary classical music, extended techniques string quartet, avant-garde classical music, Paraty Productions, Antoine Maisonhaute, Ivan Lebrun, Maxime Desert, Jeanne Maisonhaute

Shadows, Quatuor Tana

Avec Shadows, le Quatuor Tana signe un premier manifeste discographique d’une intensité rare, au cœur des écritures contemporaines dites saturationnistes. Porté par une collaboration étroite avec Yann Robin, Raphaël Cendo et Franck Bedrossian, l’ensemble explore un territoire sonore où la matière instrumentale se déploie au-delà du timbre traditionnel. Ici, la note n’est jamais seule : elle irradie, se fragmente, projette ses ombres harmoniques dans une polyphonie dense et physique.

Ce programme réunit quatre œuvres majeures du répertoire contemporain pour quatuor à cordes : Crescent Scratches de Yann Robin, In Vivo et Substance de Raphaël Cendo, et Tracés d’ombres de Franck Bedrossian. À travers une maîtrise exceptionnelle des techniques étendues — pressions extrêmes de l’archet, granulation, infra-saturation, gestes bruités — le Quatuor Tana façonne une dramaturgie du son où l’énergie, la vitesse et la texture deviennent les véritables moteurs formels de l’écriture.

Fondé par Antoine Maisonhaute et Ivan Lebrun (violons), Maxime Desert (alto) et Jeanne Maisonhaute (violoncelle), le Quatuor Tana s’impose comme l’un des ensembles de référence de la création musicale européenne. Shadows incarne leur engagement pour une musique de l’extrême précision, exigeante et profondément incarnée, où compositeurs et interprètes partagent une même recherche : repousser les frontières du quatuor à cordes pour en révéler la puissance expressive contemporaine.

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The Complete Guitar Works of Heitor Villa-Lobos, The Prospect of a Future Guitar, Mickael Viegas, Heitor Villa-Lobos guitar works, Villa-Lobos complete guitar works, Études pour guitare Villa-Lobos, Préludes Villa-Lobos guitare, Suite populaire brésilienne guitare, Chôros n°1 guitare, guitare classique brésilienne, musique brésilienne XXe siècle, guitare solo Villa-Lobos, Paraty label, Mickael Viegas

The Complete Guitar Works of Heitor Villa-Lobos

The Complete Guitar Works of Heitor Villa-Lobos – The Prospect of a Future Guitar propose une immersion intégrale dans l’univers du compositeur brésilien, où la guitare devient à la fois instrument populaire, laboratoire sonore et voix poétique. Mickael Viegas aborde ce corpus fondateur avec une vision d’ensemble, articulant rigueur architecturale et liberté rythmique.

À travers les Études, les Préludes, la Suite populaire brésilienne et le Chôros n°1, cet album met en lumière l’écriture singulière de Villa-Lobos, nourrie du folklore brésilien, de la tradition européenne et d’une modernité visionnaire. Chaque œuvre est pensée comme une pièce d’un cycle cohérent, révélant la diversité expressive et la puissance formelle de ce répertoire.

Interprété par Mickael Viegas, The Complete Guitar Works of Heitor Villa-Lobos s’inscrit dans une démarche à la fois patrimoniale et prospective. L’album affirme la guitare comme un instrument du présent et de l’avenir, fidèle à l’intuition de Villa-Lobos et ouverte à une lecture contemporaine exigeante.

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100 Years of Iranian Piano Music Volume 2, Sheherazade album, Layla Ramezan piano, Alireza Mashayekhi Sheherazade op.115, musique iranienne contemporaine piano, piano iran XXe siècle, Djamchid Chemirani narration, Keyvan Chemirani zarb santur, Dar hashiyeh e kavir, Nabard, Shekast, Zendani, Khashm, An sooy e abrha, Farar, Sarab, Entezar, Paraty Productions, musique persane contemporaine, piano et musique iranienne

100 Years of Iranian Piano Music – VOL.2 Sheherazade

Avec 100 Years of Iranian Piano Music, Volume 2 – Sheherazade, la pianiste Layla Ramezan poursuit son exploration approfondie du répertoire pianistique iranien contemporain, en mettant au centre l’œuvre monumentale Sheherazade op.115 d’Alireza Mashayekhi. Ce projet s’inscrit dans une démarche artistique et musicologique ambitieuse, révélant le piano comme un espace privilégié de dialogue entre tradition persane et pensée musicale moderne.

Conçue comme un cycle narratif en neuf tableaux, Sheherazade op.115 déploie une dramaturgie dense où le piano dialogue avec la narration et les improvisations traditionnelles. Layla Ramezan est entourée de Djamchid Chemirani pour la narration, et de Keyvan Chemirani aux percussions iraniennes, Zarb et Santur, donnant à l’album une dimension scénique et rituelle singulière. Les œuvres Dar hashiyeh e kavir, Nabard, Shekast, Zendani, Khashm, An sooy e abrha, Farar, Sarab et Entezar composent un parcours intérieur où la musique devient le vecteur d’un récit philosophique et poétique.

À travers ce deuxième volume, Layla Ramezan affirme une vision artistique où le piano occidental s’approprie les principes modaux, rythmiques et spirituels de la musique iranienne. 100 Years of Iranian Piano Music / Volume 2 – Sheherazade s’impose comme un témoignage essentiel de la création musicale iranienne contemporaine, offrant une lecture profonde et incarnée de l’œuvre d’Alireza Mashayekhi, figure majeure de la modernité musicale en Iran.

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Iranian Piano Music, Layla Ramezan, piano contemporain iranien, musique iranienne contemporaine, piano solo, Behzad Ranjbaran Nocturne, Iradj Sahbai Three Folk Inventions, Fozié Majd Dialog 88, Nader Mashayekhi Study, Hormoz Farhat Five Bagatelles, Reza Vali Reminiscences, Mohammad-Reza Darvishi Fantasy on a Note Chord Motif Theme, Paraty Records, piano et musique persane, compositeurs iraniens du XXe siècle

Iranian Piano Music – Layla Rame VOL.1

L’album Iranian Piano Music propose un parcours rare et essentiel au cœur de la création pianistique iranienne du XXe siècle, interprété par la pianiste Layla Ramezan. À travers ce projet, l’album révèle un pan méconnu de l’histoire musicale, où le piano devient un lieu de dialogue entre héritage persan et écriture occidentale contemporaine, loin de toute école unique ou esthétique figée.

Réunissant des compositeurs nés entre 1928 et 1958, l’album explore une diversité de langages et de trajectoires, chacun façonné par des contextes culturels et géographiques distincts. Les œuvres de Behzad Ranjbaran, Iradj Sahbai, Fozié Majd, Nader Mashayekhi, Hormoz Farhat, Reza Vali et Mohammad-Reza Darvishi témoignent d’une appropriation singulière du piano, instrument de liberté formelle, de polyphonie et d’expérimentation sonore.

Avec Iranian Piano Music, Layla Ramezan signe un projet de transmission et de redécouverte, offrant au public une écoute attentive et engagée de pièces telles que Nocturne de Behzad Ranjbaran, Three Folk Inventions d’Iradj Sahbai, Dialog 88 de Fozié Majd, Study de Nader Mashayekhi, Five Bagatelles de Hormoz Farhat, Reminiscences de Reza Vali et Fantasy on a Note, Chord, Motif, Theme de Mohammad-Reza Darvishi. Cet album s’impose comme une contribution majeure à la mémoire et à la diffusion du répertoire pianistique iranien contemporain.

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Louis-Nicolas Clérambault, Motets à trois voix d’hommes et symphonies, Clérambault motets, musique baroque française, motets baroques, motets pour voix d’hommes, Exurge atque iterum, Panis angelicus, Viderunt te aquæ Deus, Salve Regina, Monstra te esse matrem, Magnificat, Sub tuum præsidium, O piissima o sanctissima mater, Ensemble Sébastien de Brossard, Fabien Armengaud, Cyril Auvity, Jean-François Novelli, Alain Buet, musique sacrée française, baroque français, motet français XVIIIe siècle, Paraty Productions

Motets à trois voix d'hommes et symphonies

Motets à trois voix d’hommes et symphonies de Louis-Nicolas Clérambault réunit un corpus rare et essentiel de la musique sacrée française du début du XVIIIe siècle. À travers ces motets destinés aux voix d’hommes, Clérambault déploie une écriture d’une grande finesse rhétorique, attentive au texte latin, à la couleur des affects et à l’équilibre entre contrepoint, expressivité vocale et soutien instrumental. Ce programme met en lumière un pan moins connu mais fondamental de son œuvre, à la croisée de la liturgie parisienne et d’une dramaturgie musicale profondément incarnée.

Sous la direction de Fabien Armengaud, l’Ensemble Sébastien de Brossard propose une lecture engagée et historiquement informée de ce répertoire, révélant la richesse harmonique, la souplesse rythmique et l’intensité spirituelle de ces pages. Les voix de Cyril Auvity, Jean-François Novelli et Alain Buet s’entrelacent avec précision et naturel, soutenues par un continuo et une instrumentation qui renforcent la clarté du discours et la force expressive de chaque motet.

Le programme s’articule autour d’œuvres majeures telles que Exurge atque iterum, Panis angelicus, Viderunt te aquæ Deus, Salve Regina, Monstra te esse matrem, Magnificat, Sub tuum præsidium et O piissima, o sanctissima mater. Cet enregistrement offre une plongée cohérente et vivante dans l’univers spirituel de Clérambault, affirmant la place centrale de ces motets pour voix d’hommes dans le paysage musical français du Grand Siècle finissant.

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Nox, Jacopo Baboni Schilingi, Nox cycle for two voices and live computer, Prima nocte II, Media nocte II, Concubia nocte II, Ultima nocte II, musique contemporaine, musique électroacoustique, live computer music, voix et électronique, ensemble de musique interactive, cycle vocal contemporain, musique expérimentale, Paraty Productions, Tamara-Nour Bounazou, soprano, et Axelle Saint-Cirel, mezzo-soprano, avec l’Ensemble de Musique Interactive

Nox, Cycle for two voices

Nox est un cycle pour deux voix et live computer composé par Jacopo Baboni Schilingi, inspiré par la nuit et la disparition progressive de la matière. Le texte, extrait de l’Ecclésiaste dans sa version latine, nourrit une écriture vocale où les sonorités de la langue deviennent matière musicale. L’électronique en temps réel capte, transforme et spatialise les voix, créant un univers sonore immersif fondé sur l’interaction entre chanteuses et ordinateur.

Interprété par Tamara-Nour Bounazou, soprano, et Axelle Saint-Cirel, mezzo-soprano, avec l’Ensemble de Musique Interactive fondé par le compositeur, Nox explore une nouvelle forme de virtuosité vocale et technologique. Les techniques électroacoustiques les plus avancées – super-amplification, granulation, translations spectrales, fixation du spectre – dialoguent avec le chant pour redéfinir les rapports entre mémoire, présence et transformation sonore.

Le cycle réunit quatre œuvres composées entre 2003 et 2014 et révisées pour cette version définitive : Prima nocte II, Media nocte II, Concubia nocte II et Ultima nocte II. Pensé comme un parcours continu, Nox s’impose comme une œuvre majeure de la création contemporaine, à la croisée de la recherche musicale, de la performance vocale et de l’interactivité électronique.

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Ivan Ilić, Morton Feldman, Ivan Ilić plays Morton Feldman, piano solo, musique contemporaine, musique américaine, minimalisme, musique expérimentale, For Bunita Marcus, Palais de Mari, piano contemporain, Paraty, Feldman piano works, trilogie Morton Feldman

Ivan Ilić plays Morton Feldman

Cet album pour piano solo s’articule autour de For Bunita Marcus, œuvre majeure et profondément intime, dans laquelle Morton Feldman explore le temps, la mémoire et la persistance du son avec une radicalité silencieuse.

Dans For Bunita Marcus, la musique se déploie lentement, par cellules minimales, répétitions infimes et glissements presque imperceptibles. Ivan Ilić en propose une lecture d’une extrême concentration, laissant l’écoute s’installer dans la durée, jusqu’à ce que la perception se transforme et que le temps musical semble suspendu. Le piano devient un espace, un champ vibratoire où chaque attaque, chaque résonance compte.

Ivan Ilić plays Morton Feldman s’impose comme une expérience d’écoute immersive et exigeante, fidèle à l’esthétique du compositeur et à la démarche artistique du pianiste. Cet enregistrement prolonge une réflexion au long cours sur la musique américaine contemplative et sur l’art de l’attention, au cœur du répertoire de Feldman.

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Silas Bassa, Oscillations, piano solo, musique contemporaine, œuvres pour piano solo, piano contemporain, récital piano, Paraty, création contemporaine, interprétation pianistique, album piano solo, Silas Bassa Oscillations, Silas Bassa piano solo, Oscillations piano, œuvres pour piano solo Silas Bassa, musique contemporaine piano, album piano Paraty, récital piano contemporain

Oscillations, Silas Bassa, piano solo

Oscillations est un projet pour piano solo conçu comme une traversée intérieure, où le son devient matière vivante, instable et en perpétuel mouvement. À travers une succession d’œuvres pour piano solo, Silas Bassa explore les notions de pulsation, de résonance et de silence, construisant un parcours musical fondé sur l’écoute du temps et de l’énergie sonore.

Les œuvres qui composent Oscillations mettent en jeu une écriture pianistique exigeante, attentive aux micro-variations du timbre, aux attaques, aux résonances et aux phénomènes d’écho. Le piano y est abordé comme un espace acoustique à part entière, oscillant entre tension et apaisement, densité et dépouillement, dans une esthétique à la fois rigoureuse et sensible.

Par son interprétation précise et engagée, Silas Bassa affirme une démarche artistique cohérente, où les œuvres pour piano solo deviennent le lieu d’une recherche sonore profonde et incarnée. Oscillations s’inscrit ainsi comme un projet fort, révélant une voix singulière au sein du répertoire pianistique contemporain.

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Letters from Armenia, Varduhi Yeritsyan, Varduhi Yeritsyan & Friends, musique arménienne, musique classique arménienne, piano arménien, Komitas, Komitas Vardapet, Aram Khachaturian, Khatchatourian, Georgi Sarajyan, chants populaires arméniens, musique folklorique arménienne, piano et musique de chambre, duduk et piano, Trio avec clarinette Khachaturian, Toccata Khachaturian, Poème pour piano Khachaturian, Danse en si bémol Khachaturian, Chansons rustiques Komitas, Quatre danses traditionnelles Komitas, Trois chants traditionnels Komitas, Sarajyan Toccata, musique arménienne contemporaine, label Paraty, album musique classique Armenia

Letters from Armenia – Varduhi Yeritsyan & Friends

Letters from Armenia est un projet profondément personnel porté par la pianiste Varduhi Yeritsyan, réunissant autour d’elle des musiciens complices pour explorer l’âme musicale de l’Arménie. À travers un dialogue entre piano, voix et instruments traditionnels, l’album tisse un lien sensible entre mémoire, langue et identité sonore.

Au cœur du programme se trouvent les chants et pièces de Komitas, père fondateur de la musique savante arménienne, dont les mélodies populaires transfigurées conservent une force émotionnelle intacte. Ces pages côtoient les œuvres d’Aram Khachaturian, plus démonstratives mais tout aussi ancrées dans le folklore, révélant une écriture où la ligne mélodique demeure le centre de gravité de l’expression.

Entre contemplation, lyrisme et énergie rythmique, Letters from Armenia affirme une musique de résistance et d’espoir. Ce projet collectif fait entendre une culture située au carrefour de l’Orient et de l’Occident, et célèbre la vitalité d’un patrimoine musical transmis, transformé et toujours vivant.

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Suzana Bartal plays Schumann, Robert Schumann piano works, Schumann Kreisleriana op.16, Schumann Scènes de la forêt op.82, Schumann Waldszenen op.82, Schumann Variations sur le thème des esprits WoO 24, Ghost Variations Schumann, piano romantique allemand, musique romantique pour piano, piano solo Schumann, interprétation romantique, Paraty Productions

Suzana Bartal plays Schumann

Ce programme explore l’univers intérieur de Robert Schumann à travers trois œuvres majeures pour piano, où se croisent poésie, littérature et vertige psychologique. Avec Kreisleriana op.16, inspirée du personnage fantasque de Johannes Kreisler créé par E.T.A. Hoffmann, Schumann donne forme à une musique fragmentée, instable et profondément habitée par la dualité, annonçant déjà les tensions intimes qui marqueront toute son œuvre.

Les Scènes de la forêt op.82 prolongent cette introspection sous une apparente simplicité. Derrière l’évocation de paysages, de chants et de figures familières, Schumann dessine une forêt mentale, lieu de mystère, d’errance et de pressentiment, où alternent rêverie lumineuse et zones d’ombre. Chaque miniature participe à un parcours intérieur, à la fois narratif et symbolique.

Les Variations sur le thème des esprits WoO 24, ultime œuvre pour piano du compositeur, concluent le programme dans un dépouillement bouleversant. Écrites peu avant la tentative de suicide de Schumann, elles témoignent d’une quête d’altérité et d’absolu. Suzana Bartal aborde cet ensemble comme un itinéraire cohérent, révélant une lecture sensible et profondément habitée de l’un des univers les plus intimes du romantisme allemand.

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Johann Sebastian Bach, J.S. Bach, Bach flute sonatas, sonates pour flûte et clavecin, sonates pour flûte traversière, BWV 1030, BWV 1032, BWV 1034, BWV 1035, Andante BWV 1030, Largo e dolce BWV 1032, Adagio ma non tanto BWV 1034, Adagio ma non tanto BWV 1035, musique baroque allemande, rhétorique musicale, musica poetica, flûte traversière baroque, clavecin baroque, dialogue instrumental, sonate baroque, Stefanie Troffaes, Julien Wolfs, musique de chambre baroque, répertoire Bach instrumental, Paraty Productions

J. S. Bach – Sonatas for Flute and Harpsichord

Dans les sonates pour flûte traversière et clavecin, Johann Sebastian Bach déploie une écriture profondément marquée par la rhétorique musicale, où chaque geste sonore participe à un véritable discours. Héritée de la tradition de la musica poetica, cette approche vise moins l’expression subjective que la capacité de la musique à susciter des affects précis, par la forme, le rythme, la tonalité et le contraste.

Les sonates avec basse continue BWV 1034 et BWV 1035 placent la flûte dans une position de monologue expressif, soutenu par une ligne de basse qui renforce la charge affective. À l’inverse, les sonates avec clavecin obligé BWV 1030 et BWV 1032 instaurent un dialogue étroit entre les deux instruments, évoquant tantôt la sonate en trio, tantôt l’ampleur d’un double concerto, notamment dans l’Andante de la BWV 1030.

Stefanie Troffaes et Julien Wolfs mettent en lumière cette dimension narrative avec une lecture attentive aux détails du phrasé, de l’ornementation et des contrastes. Leur interprétation fait entendre la richesse expressive de ces œuvres, où imitation, surprise harmonique et tension formelle transforment la musique instrumentale en un art de la parole sans mots.

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La Complainte de Lacenaire, Pierre-François Lacenaire, La Clique des Lunaisiens, Arnaud Marzorati, chansons populaires XIXe siècle, chanson française XIXe siècle, Romancero français, chanson criminelle, poésie romantique française, répertoire carcéral, chanson de prison, musique et littérature, patrimoine musical français, Les Enfants du Paradis, Lacenaire poésie, Lacenaire chansons, La Complainte de Lacenaire chanson, Le dernier chant, Rêves, Jésus-Christ s’habille en pauvre, Pluton, La Sirène, Mémoires de Lacenaire, La colombe et le corbeau du Déluge, A mon ami Avril, L’ivrogne et le pénitent, Le marchand d’habits, On dit qu’il sommeillait, La Sylphide, Renaud le tueur de femmes, Croquemitaine, Prière, La mort de Lacenaire, Idées, chanson narrative française, chanson théâtrale, musique vocale française XIXe siècle, label Paraty

La Complainte de Lacenaire, La Clique des Lunaisiens

La Complainte de Lacenaire plonge au cœur du Paris du XIXᵉ siècle, entre chansons populaires, poésie noire et fascination romantique pour les marges de la société. À travers les textes écrits en prison par Pierre-François Lacenaire, poète et criminel condamné à mort, cet album fait entendre une parole brute, ironique, violente et profondément littéraire, à la croisée de la chanson, du théâtre et de la confession.

La Clique des Lunaisiens, dirigée par Arnaud Marzorati, redonne vie à ce répertoire singulier avec une approche dramaturgique et musicale d’une rare intensité. Les chansons alternent complaintes, satires, prières et visions hallucinées, révélant un imaginaire où se côtoient le grotesque, le sacré, le politique et l’intime, dans la tradition du Romancero français et de la chanson de rue.

À la manière d’un testament musical, La Complainte de Lacenaire interroge la morale, la justice et la place de l’artiste face à la société. Ce projet s’inscrit dans une démarche de redécouverte patrimoniale exigeante, où la voix, le texte et la musique deviennent les vecteurs d’une mémoire troublante et toujours actuelle.

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Chopin, Frédéric Chopin, Karol Szymanowski, Szymanowski, Chopin piano, Szymanowski piano, piano polonais, musique polonaise, piano romantique, piano moderne, Prélude op. 45 Chopin, Ballade op. 47 Chopin, Mazurkas op. 59 Chopin, Préludes op. 1 Szymanowski, Mazurkas op. 50 Szymanowski, musique pour piano solo, répertoire pianistique, folklore polonais, piano XIXe siècle, piano XXe siècle, Magdalena Baczewska, piano solo classique, Paraty Productions

Magdalena Baczewska – plays Chopin & Szymanowski

Cet album explore le dialogue musical entre deux compositeurs majeurs nés en Pologne, Frédéric Chopin et Karol Szymanowski, en mettant en lumière les filiations stylistiques et spirituelles qui traversent leurs œuvres pour piano. De la révérence profonde de Szymanowski envers l’écriture chopinienne à leur fascination commune pour le folklore polonais, le programme révèle une continuité esthétique qui dépasse les générations.

Chez Chopin, les formes libres comme le Prélude op. 45, la Ballade op. 47 ou les Mazurkas op. 59 témoignent d’une invention harmonique audacieuse et d’une poétique du clavier tournée vers l’avenir. Ces œuvres, nourries de traditions populaires sublimées par un langage aristocratique et cosmopolite, ouvrent la voie à une modernité où la couleur et le chromatisme prennent une place centrale.

Szymanowski prolonge et transforme cet héritage dans ses Préludes op. 1 et ses Mazurkas op. 50, en intégrant les influences de Scriabine, Debussy ou Stravinsky et en réinventant les matériaux folkloriques des Tatras. Sous les doigts de Magdalena Baczewska, ce parcours met en perspective deux voix singulières qui, chacune à leur époque, ont renouvelé en profondeur le langage pianistique.

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Varduhi Yeritsyan, Sweet Dreams, piano, pianiste, pianiste arménienne, pianiste franco-arménienne, Tchaïkovski, Piotr Tchaïkovski, Album pour enfants, Prokofiev, Serge Prokofiev, Music for Children, Khatchatourian, Aram Khatchatourian, Children’s Album, piano russe, piano arménien, répertoire pour l’enfance, miniatures pour piano, Brigitte Engerer, Denis Pascal, Claire Désert, Marc Coppey, curiosité, poésie, imaginaire, Théâtre Impérial de Compiègne, Steinway D, musique russe, musique arménienne, album piano solo

Sweet Dreams, Varduhi Yeritsyan

Avec Sweet Dreams, Varduhi Yeritsyan réunit trois grands cycles pour l’enfance signés Tchaïkovski, Prokofiev et Khatchatourian. Loin de toute idée de miniature simplifiée, ce programme met en lumière un art d’écrire pour de jeunes mains sans jamais appauvrir le langage musical : la matière y reste pleinement riche, complexe, poétique et profondément inventive. À travers ces pièces brèves, les trois compositeurs ouvrent un monde fait de jeux, de danses, d’animaux, de réveils matinaux et de petits récits où l’harmonie devient conteuse.

Ce parcours trouve en Varduhi Yeritsyan une interprète idéale. Le livret résume sa personnalité musicale en un mot : curiosité. Née en Arménie dans une famille de musiciens, formée d’abord à Erevan puis au Conservatoire de Paris auprès de Brigitte Engerer, Denis Pascal, Claire Désert et Marc Coppey, elle a construit un chemin singulier entre tradition russe, culture française, modernité viennoise, musique contemporaine et passion de la musique de chambre. Cette ouverture irrigue tout l’album, porté par une pianiste capable de faire entendre à la fois la simplicité apparente de ces pages et leur raffinement intérieur.

Enregistré au Théâtre Impérial de Compiègne sur un Steinway D, Sweet Dreams prolonge ainsi une vision du piano où la transmission, la couleur et l’imaginaire occupent une place centrale. Plus qu’un album “pour enfants”, c’est un grand récit de l’enfance vu par trois compositeurs majeurs du monde russe et arménien, servi par une artiste dont la sensibilité, la culture et la liberté de ton donnent à ces miniatures une véritable profondeur de chant et de mémoire

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