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Piano Seasons, Filipe Pinto-Ribeiro, Tchaikovsky The Seasons, Les Saisons op. 37-bis, Astor Piazzolla Four Seasons of Buenos Aires, Cuatro Estaciones Porteñas piano, Marcelo Nisinman piano version, Eurico Carrapatoso Four Last Seasons of Lisbon, Quatro Últimas Estações de Lisboa, piano solo seasons, musique pour piano XIXe siècle, musique pour piano contemporaine, piano romantique russe, tango nuevo piano, musique portugaise contemporaine, Paraty Productions, Ferme de Villefavard, Steinway D-274, piano recording 2015

Piano Seasons – Tchaikovsky, Piazzolla, Carrapatoso Filipe Pinto-Ribeiro, piano

Cet album réunit trois cycles pour piano autour de la thématique des saisons. Il associe Les Saisons op. 37-bis de Piotr Ilitch Tchaikovsky, composées en 1875 et publiées en 1876, les Quatre Saisons de Buenos Aires d’Astor Piazzolla dans une version pour piano réalisée en 2013 par Marcelo Nisinman, et les Quatre Dernières Saisons de Lisbonne d’Eurico Carrapatoso, composées entre juin 2013 et juin 2014. L’interprétation est assurée par le pianiste Filipe Pinto-Ribeiro.

Les Saisons de Tchaikovsky se présentent sous la forme de douze pièces correspondant aux mois de l’année, inspirées de scènes de la Russie de la seconde moitié du XIXe siècle. Commandées par Nikolaï Bernard, elles proposent une vision personnelle du cycle annuel, centrée sur l’idée du foyer et de la continuité de la vie. Le cycle comprend notamment Au coin du feu, Carnaval, Chant de l’alouette, Barcarolle, La chasse, Troïka et Noël, et constitue l’œuvre pour piano solo la plus populaire du compositeur russe.

Les Quatre Saisons de Buenos Aires de Piazzolla, initialement écrites entre 1965 et 1970 pour un ensemble de tango, sont présentées ici dans une transcription pianistique de Marcelo Nisinman, enregistrée pour la première fois. Les Quatre Dernières Saisons de Lisbonne d’Eurico Carrapatoso s’inspirent de la ville de Lisbonne et de son paysage culturel et historique, évoquant l’hiver sur le Tage, une valse liée à la Révolution des Œillets, une marche estivale et un fado automnal.

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Jean-Charles Gandrille, concerto contemporain, Concerto pour violon, Minimalist Concerto, musique orchestrale contemporaine, musique française contemporaine, Orchestre Philharmonique du Qatar, Qatar Philharmonic Orchestra, Rami Khalifé, Omar Chen Guey, Alkis Baltas, Thomas Kalb, orgue et orchestre, piano et orchestre, musique du XXIe siècle, création contemporaine, concertos modernes, Opera House Doha, Paraty Productions, musique symphonique contemporaine

Qatar Philharmonic Orchestra – Works by Jean-Charles Gandrille

Cet album est consacré à deux œuvres concertantes de Jean-Charles Gandrille : le Concerto pour violon et le Minimalist-Concerto. Le Concerto pour violon, composé entre 2004 et 2011, est constitué de deux parties. La première, Par-delà, vers l’azur…, conçue en 2004, a été écrite dans le cadre du concours de composition Reine Élisabeth de Belgique. La seconde partie, composée en 2011, comprend un interlude et une Danse Aka, inspirée des polyrythmies des danses des Pygmées Aka d’Afrique centrale. L’œuvre a été créée en mars 2012 à Doha, au Qatar.

Le Minimalist-Concerto, composé en 2012, associe le piano et l’orgue comme instruments solistes dialoguant avec l’orchestre. Cette œuvre s’inscrit dans une réflexion menée par Jean-Charles Gandrille sur la place du rythme et de la répétition dans son langage musical, nourrie par l’écoute des compositeurs du courant minimaliste américain tout en conservant des références harmoniques issues de la tradition française. Le concerto a été créé en mars 2013 à Doha, également avec l’Orchestre Philharmonique du Qatar.

L’enregistrement réunit Rami Khalifé au piano, Jean-Charles Gandrille à l’orgue, Omar Chen Guey au violon, sous la direction d’Alkis Baltas pour le Minimalist-Concerto et de Thomas Kalb pour le Concerto pour violon. Les deux œuvres sont interprétées par l’Orchestre Philharmonique du Qatar et ont été enregistrées à l’Opera House de Doha. Cet album témoigne du lien étroit entre le compositeur et cet orchestre, ainsi que de l’importance accordée à l’orgue dans l’écriture orchestrale de Jean-Charles Gandrille.

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Chopin, Frédéric Chopin, 24 Préludes op. 28, Preludes Opus 28, Maxence Pilchen, piano solo, musique romantique, piano XIXe siècle, répertoire pianistique, Chopin Majorque, George Sand, Julian Fontana, Camille Pleyel, Ferme de Villefavard, musique classique, piano solo Chopin, interprétation Chopin, cycle pour piano, musique romantique française, Paraty Productions

Chopin – 24 Préludes op. 28

Cet album est consacré aux vingt-quatre Préludes op. 28 de Frédéric Chopin, interprétés par le pianiste Maxence Pilchen. Ce cycle occupe une place centrale dans l’œuvre du compositeur et rassemble des pièces brèves, très contrastées, organisées selon une succession de tonalités majeures et mineures apparentées, suivant un principe hérité du Clavier bien tempéré de Johann Sebastian Bach, que Chopin travaillait quotidiennement.

La genèse des Préludes reste partiellement inconnue, mais leur achèvement est lié au séjour de Chopin à Majorque durant l’hiver 1838-1839, effectué en compagnie de George Sand et de ses enfants. Chopin y retravaille certaines pièces déjà écrites et en compose d’autres, avant d’envoyer le manuscrit à son ami Julian Fontana le 22 janvier 1839 en vue de la première édition française, publiée en juin 1839 chez Catelin avec une dédicace à Camille Pleyel. Chopin n’a jamais interprété l’intégralité des Préludes en concert public.

L’enregistrement a été réalisé en juin 2014 à la Ferme de Villefavard, lieu reconnu pour son acoustique. Maxence Pilchen aborde ces œuvres à partir d’un travail approfondi sur le texte musical, en tenant compte du fait que Chopin a composé pour son instrument de prédilection, le piano, et en s’intéressant également aux instruments du XIXe siècle, notamment aux pianos Pleyel, que le compositeur considérait comme une référence. Ce disque constitue le premier enregistrement de Maxence Pilchen consacré à Chopin.

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Johann Christoph Bach, Mein Freund ist mein und ich bin sein, Cantique des Cantiques, musique sacrée XVIIe siècle, musique baroque allemande, Dietrich Buxtehude, Johann Hermann Schein, Christoph Bernhard, Johann Rosenmüller, August Kühnel, Jean Dominique Krynen, musique spirituelle, désir et ferveur, viole de gambe, soprano baroque, ensemble vocal et instrumental, Ensemble Isabella d’Este, Caroline Howald, Chiara Banchini, Michiko Takahashi, Maria Kondrashkova, Cécile Granger, Ariane Maurette, Robin Pharo, Ronald Martin Alonso, Noëlle Spieth, Charles Edouard Fantin, musique ancienne, interprétation historiquement informée, label Paraty, musique baroque expressive, spiritualité et sensualité musicale

Ferveur, Louange et Passion

Ce disque trouve son origine dans Mein Freund ist mein und ich bin sein de Johann-Christoph Bach, œuvre fondatrice autour de laquelle s’articule tout le programme. Inspirée du Cantique des Cantiques, cette musique explore les multiples visages du désir, de la ferveur et de l’amour, dans une tension permanente entre sensualité, spiritualité et intériorité. Caroline Howald a conçu cet enregistrement comme un souffle continu, une traversée de l’énergie de l’éros, où la musique sacrée se nourrit d’une intensité profondément humaine.

Autour de Johann-Christoph Bach, le programme rassemble des œuvres de August Kühnel, Johann-Hermann Schein, Christoph Bernhard, Johann Rosenmüller, Dietrich Buxtehude et Jean-Dominique Krynen, dont Zu Gott sollst du nicht schreien a été composée spécialement pour cet enregistrement. Les choix d’instrumentation, d’ornementation et de rubato traduisent les contrastes du désir amoureux, de la supplication, de la joie et de la lamentation, tout en privilégiant la diversité des timbres et la clarté du discours musical.

L’Ensemble Isabella d’Este réunit Caroline Howald, Chiara Banchini, Michiko Takahashi, Maria Kondrashkova, Cécile Granger, Ariane Maurette, Robin Pharo, Ronald Martin Alonso, Noëlle Spieth et Charles-Edouard Fantin. Ensemble, ils proposent une lecture profondément incarnée de ce répertoire germanique du XVIIe siècle, où voix et instruments se fondent dans une même quête expressive, au service de la beauté, de l’écoute et de la vie intérieure.

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En Suite, Marin Marais, Sainte Colombe, Robert de Visée, viole de gambe, théorbe, musique baroque française, suites baroques, pièces de viole, musique de la cour de Louis XIV, Romina Lischka, Sofie Vanden Eynde, duo viole théorbe, musique ancienne, répertoire français XVIIe siècle, danse baroque, Paraty Productions, enregistrement musique baroque, instruments anciens

En Suite

En Suite est né de la complicité entre deux instruments frères du baroque français, la viole de gambe et le théorbe, dont l’intimité sonore constitue le cœur de cet enregistrement. Malgré des techniques différentes, l’un frotté et l’autre pincé, ces instruments partagent une histoire étroitement liée, depuis la vihuela espagnole de la fin du XVe siècle jusqu’à leur essor commun dans les cours européennes. Cette proximité historique et organologique nourrit un dialogue raffiné, fondé sur la noblesse du timbre et la richesse expressive.

Le programme s’articule autour des œuvres de Marin Marais, Sainte Colombe et Robert de Visée, figures majeures de l’âge d’or de la viole de gambe en France. Les suites et pièces de caractère de Marin Marais révèlent une écriture d’une variété exceptionnelle, mêlant chant mélodique, ornementation française et virtuosité polyphonique. L’hommage rendu à Sainte Colombe, maître et inspirateur de Marais, rappelle l’importance de ses innovations techniques et de son influence décisive sur le jeu soliste de la basse de viole, tandis que les œuvres de Robert de Visée illustrent le lien étroit entre musique de cour, danse et art de l’arrangement.

Dans cet enregistrement, Romina Lischka à la viole de gambe et Sofie Vanden Eynde au théorbe font revivre cet univers sonore avec une attention particulière portée à l’éloquence, aux couleurs et aux rythmes hérités de la danse. Enregistré à Franc-Waret en mai 2014, En Suite propose une immersion sensible dans un répertoire où la musique, libérée de sa fonction chorégraphique, devient avant tout un art de l’écoute, de la nuance et de l’expression intérieure.

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Soliloque, Sébastien Llinares, guitare, musique française XXe siècle, Henri Sauguet, Pierre Wissmer, Francis Poulenc, Albert Roussel, guitare solo, répertoire français, Paraty Productions, musique de chambre, guitare classique contemporaine, œuvres rares, enregistrement guitare

Soliloque

Dans Soliloque, le guitariste Sébastien Llinares propose un parcours intime au cœur de la musique française du XXe siècle, en donnant voix à des œuvres d’Henri Sauguet, Pierre Wissmer, Francis Poulenc et Albert Roussel. Pensé comme un dialogue intérieur, cet album réunit des pièces où la guitare devient espace de confidence, révélant une écriture subtile, sensible et profondément expressive, loin de toute virtuosité démonstrative.

À travers les œuvres d’Henri Sauguet et de Pierre Wissmer, Sébastien Llinares met en lumière deux esthétiques complémentaires : d’un côté, une écriture marquée par la clarté mélodique, la simplicité poétique et une forme de néoclassicisme lyrique ; de l’autre, une pensée plus architecturée, nourrie de contrepoint et de tensions rythmiques, où la guitare déploie une ampleur presque orchestrale. Ces pages, rarement enregistrées, trouvent ici une nouvelle respiration, fidèle à leur esprit tout en affirmant la singularité de l’interprète.

Soliloque s’impose ainsi comme un acte de création autant que de transmission. En s’engageant pleinement dans ces répertoires non écrits à l’origine pour la guitare, Sébastien Llinares affirme une vision artistique forte, où l’instrument devient médium d’un langage intérieur, libre et vivant. Cet enregistrement met en valeur la richesse d’un patrimoine musical encore trop discret, tout en soulignant le rôle essentiel de l’interprète dans la redécouverte et la réinvention de ces œuvres.

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Carl Philipp Emanuel Bach, CPE Bach, Sonates wurtembergeoises, Württemberg Sonatas, Wq 49, sonates pour clavecin, harpsichord sonatas, musique du XVIIIe siècle, empfindsamkeit, style galant, musique baroque tardive, clavecin solo, Bruno Procopio, Paraty Productions, Ferme de Villefavard, musique allemande XVIIIe siècle, Bach fils, sonate pour clavier, éloquence musicale, musique expressive, répertoire pour clavecin

Württemberg Sonatas Wq 49, Bruno Procopio, clavecin • harpsichord

Les Sonates wurtembergeoises Wq 49 de Carl Philipp Emanuel Bach comptent parmi les œuvres fondatrices de son catalogue pour clavier et marquent une étape décisive dans l’évolution de la sonate au milieu du XVIIIe siècle. Composées à Berlin et à Teplice entre 1742 et 1744, ces six sonates témoignent d’un langage profondément novateur, où l’unité des affects cède la place à une succession de climats contrastés, guidés par la recherche de l’éloquence et de l’expression intérieure.

Au clavecin, Bruno Procopio met en lumière cette esthétique de la sensibilité chère à Carl Philipp Emanuel Bach, fondée sur la sincérité du discours et la capacité du clavier à faire naître des émotions intenses. Les ruptures soudaines, les silences expressifs, les lignes mélodiques amples et la densité de l’écriture polyphonique donnent à ces sonates une dimension presque improvisée, où la musique semble naître directement du mouvement de l’âme.

Enregistré à la Ferme de Villefavard, dans un lieu reconnu pour la qualité exceptionnelle de son acoustique, cet album restitue toute la richesse expressive de ce répertoire charnière entre baroque et modernité naissante. À travers cette interprétation, Bruno Procopio fait entendre des œuvres qui, loin d’être de simples pièces de salon, s’imposent comme un manifeste musical, annonçant déjà le classicisme tout en affirmant une voix singulière et profondément personnelle.

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Rameau & Handel, Jean-Philippe Rameau, Georg Friedrich Handel, concertos pour orgue, Pièces de clavecin en concerts, musique baroque, musique française baroque, musique anglaise baroque, orgue Dom Bedos, Abbatiale Sainte-Croix de Bordeaux, Ensemble Zaïs, Benoît Babel, Paul Goussot, orgue baroque, clavecin baroque, improvisation baroque, musique du XVIIIe siècle, Paraty Productions, musique ancienne, orchestre baroque, orgue historique

Don Bedos, Rameau & Handel

Les concertos pour orgue de Georg Friedrich Handel et les Pièces de clavecin en concerts de Jean-Philippe Rameau comptent parmi les œuvres les plus originales du répertoire pour clavier du XVIIIᵉ siècle. Conçus pour surprendre, divertir et impressionner, ces ouvrages révèlent deux compositeurs virtuoses, improvisateurs et inventeurs, capables de renouveler les formes tout en dialoguant avec les instruments et les espaces sonores de leur temps.

Chez Handel, le concerto pour orgue naît dans le cadre des oratorios londoniens, laissant à l’interprète une large liberté d’improvisation et de réécriture. Cette souplesse d’écriture trouve un terrain d’expression idéal sur le grand orgue Dom Bedos de l’abbatiale Sainte-Croix de Bordeaux, instrument monumental dont la plénitude, la profondeur et les jeux de 32 pieds rejoignent la puissance et l’ampleur décrites par les contemporains du compositeur.

Face à lui, Rameau, brillant claveciniste et organiste, n’a laissé aucune œuvre spécifiquement écrite pour l’orgue. Ses Pièces de clavecin en concerts, uniques dans son catalogue de musique de chambre, se prêtent pourtant naturellement à la réécriture et à l’adaptation. Dans cet enregistrement, les pièces dialoguent librement avec l’orgue et l’orchestre, dans un esprit français où les instruments se fondent en une véritable symphonie mêlée. L’Ensemble Zaïs, dirigé par Benoît Babel, avec Paul Goussot à l’orgue, propose une lecture vivante et inspirée de ce double portrait au sommet de l’art baroque.

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Chant de gloire ou cris de mort, Les Lunaisiens, chansons révolutionnaires françaises, musique politique XIXe siècle, La Marseillaise, Commune de Paris 1871, révolution 1848, révolution 1830, Eugène Pottier, chansons engagées, orgue de barbarie, piano romantique, musique et histoire, Paraty Productions, musique française romantique, Les Lunaisiens, Arnaud Marzorati, Claude Germain, Antoine Bitran, Piano à queue Érard n° 67024, Paris, 1890, Isabelle Druet, Jean-François Novelli, Le Palazzetto Bru Zane,

Revolutions, Les Lunaisiens

Chant de gloire ou cris de mort explore le XIXᵉ siècle français à travers ses révolutions, ses utopies et ses fractures, en donnant voix aux hymnes, chansons politiques et poésies populaires qui ont accompagné les soulèvements de 1830, 1848 et 1871. Autour de La Marseillaise et de ses innombrables détournements, l’album fait entendre une histoire vécue de l’intérieur, celle des barricades, des espoirs sociaux et des désillusions sanglantes.

Les Lunaisiens tissent un parcours où se croisent Eugène Pottier, Pierre Dupont, Gustave Leroy, Béranger, Offenbach, Saint-Saëns ou Verdi, mêlant chansons engagées, airs d’opéra et pièces emblématiques. Le piano de salon et l’orgue de barbarie, instruments symboliquement opposés puis réconciliés, incarnent la tension entre bourgeoisie et peuple, art savant et expression de rue.

Pensé comme une chronique musicale plus que comme un simple programme, cet enregistrement restitue la puissance politique et poétique de ces musiques nées pour rassembler, dénoncer et espérer. Chant de gloire ou cris de mort interroge la fonction de l’art face à l’histoire, et rappelle combien ces chansons voulaient, avant tout, changer le monde.

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Russian Impulse, Fanny Azzuro, piano solo, musique russe, Rachmaninov, Variations Corelli op. 42, Prokofiev Sonate n°6 op. 82, Kapustin Variations op. 41, piano XXe siècle, répertoire russe, piano moderne, musique du XXe siècle, Paraty, La Ferme de Villefavard, piano Yamaha CFX, virtuosité pianistique, musique classique contemporaine, enregistrement piano solo

Russian Impulse

Russian Impulse est le premier enregistrement solo de la pianiste Fanny Azzuro, consacré à trois figures majeures de la musique russe du XXe siècle : Sergueï Rachmaninov, Sergueï Prokofiev et Nikolaï Kapustin. Trois langages, trois esthétiques contrastées, réunies autour d’une même énergie pianistique où la tension rythmique, la densité expressive et la virtuosité dialoguent sans cesse. Ce programme met en lumière une Russie musicale marquée par l’exil, la modernité et les bouleversements du siècle.

Les Variations sur un thème de Corelli op. 42 de Rachmaninov occupent une place singulière dans son œuvre pour piano. Composées en 1931 durant l’exil, elles déploient une écriture concentrée, méditative et architecturée autour de la célèbre Folia. La retenue du discours, la brièveté des variations et la profondeur expressive confèrent à cette partition un caractère introspectif, à la fois crépusculaire et intensément poétique.

À cette méditation répond la violence rythmique et dramatique de la Sonate n°6 op. 82 de Prokofiev, l’une des grandes « sonates de guerre », où motorisme, dissonance et tension expressive traduisent la brutalité de l’époque. Le parcours s’achève avec les Variations op. 41 de Nikolaï Kapustin, synthèse singulière entre formes classiques et langage du jazz, où swing, clarté formelle et virtuosité viennent clore l’album sur une pulsation libre et lumineuse. Enregistré à la Ferme de Villefavard, Russian Impulse révèle une pianiste à l’identité affirmée, capable de faire dialoguer les héritages avec une rare cohérence.

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Fragments, Cindy Castillo, Aurélie Franck, musique contemporaine voix orgue, orgue et voix, Claude Ledoux Notizen-Fragmente, Jean-Pierre Deleuze Voici l’absence, musique contemporaine belge, Rainer Maria Rilke musique, poésie et musique contemporaine, Bashô musique, Jacques Crickillon, Henry de Montherlant musique, orgue Kleuker Jean Guillou, musique sacrée contemporaine, musique contemplative, création contemporaine voix, Paraty Productions, musique contemporaine européenne

Fragments

Fragments est né d’une promesse artistique entre deux musiciennes engagées dans l’exploration du répertoire contemporain pour voix et orgue. Leur rencontre avec l’écriture de Claude Ledoux, en 2009 au Sapporo Concert Hall, marque le point de départ de cette aventure. Les Notizen-Fragmente, composés sur des textes de jeunesse de Rainer Maria Rilke, révèlent une alchimie rare entre le souffle de l’orgue et la voix humaine, dans une musique sensuelle, introspective et profondément incarnée.

Cette complicité conduit Cindy Castillo et Aurélie Franck à poursuivre leur dialogue avec la création contemporaine, en sollicitant Jean-Pierre Deleuze pour un nouveau cycle. Voici l’absence – Cinq déplorations en antiphonie s’appuie sur des textes de Bashô, Jacques Crickillon et Henry de Montherlant, et déploie une écriture poétique d’une grande humanité. Alternant contemplation, tension et silence, l’œuvre explore l’absence, la perte et la mémoire à travers une forme musicale épurée et intensément expressive.

Réunissant les deux cahiers des Notizen-Fragmente de Claude Ledoux et Voici l’absence de Jean-Pierre Deleuze, cet album est l’aboutissement d’un compagnonnage artistique fondé sur la confiance et l’écoute. Enregistré sur l’orgue Kleuker conçu par Jean Guillou à Notre-Dame des Grâces au Chant d’Oiseau de Bruxelles, Fragments offre une expérience sonore où la voix et l’orgue se répondent dans un espace de résonance spirituelle, poétique et résolument contemporaine.

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Album Renaissance française XVIe siècle, musique humaniste Renaissance, Charles de Guise cardinal de Lorraine, Jacques Arcadelt, Pierre Cléreau, Ferrabosco, musique et Antiquité, musique de la Pléiade, Pierre de Ronsard musique, Rémy Belleau, musique vocale Renaissance, polyphonie Renaissance française, Ensemble Enthéos, musique de cour Renaissance, humanisme musical, musique et poésie Renaissance, Paraty Productions, musique ancienne française, luth viole de gambe Renaissance, Virgile Horace Ovide musique, Renaissance humanist music France

Le chant des poètes Arcadelt ou l'Antiquité en musique

Ce programme explore le dialogue intime entre musique, poésie et Antiquité à la cour de Charles de Guise, cardinal de Lorraine, figure majeure de l’humanisme français du XVIe siècle. Inspiré des travaux de Jeanice Brooks, il met en lumière un mécénat où la musique devient langage politique, esthétique et spirituel, nourri par les textes antiques et les idéaux de la Renaissance.

Les œuvres de Jacques Arcadelt, Pierre Cléreau et de la famille Ferrabosco se déploient autour de textes de Virgile, Horace, Ovide et des poètes de la Pléiade, notamment Pierre de Ronsard et Rémy Belleau. Alternant polyphonie vocale, déclamation et accompagnement instrumental, le programme recrée un cadre sonore proche de celui que connaissait le cardinal, où la clarté du verbe et l’expressivité musicale priment sur la virtuosité démonstrative.

Fondé en 2005, l’Ensemble Enthéos se consacre à la musique de la Renaissance en croisant recherche historique, rhétorique et sens du texte. À travers ce disque, l’ensemble restitue une esthétique humaniste où musique, littérature et arts visuels participent d’un même souffle créateur, offrant une lecture vivante, sensible et rigoureuse de ce répertoire rare.

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Llibre Vermell de Montserrat, Montserrat pilgrimage music, medieval sacred music, medieval dance songs, Catalan medieval repertoire, Ars nova, plain-chant, medieval polyphony, medieval monody, Marian devotion, Black Virgin of Montserrat, La Camera delle Lacrime, Bruno Bonhoure, Khai-dong Luong, Jeune chœur de Dordogne, medieval vocal music, early music ensemble, medieval spirituality, pilgrimage songs, medieval Catalonia, sacred and secular medieval music

Le Livre vermeil de Montserrat

Au cœur de la Catalogne médiévale, le monastère de Montserrat fut l’un des grands lieux de pèlerinage de l’Europe chrétienne. C’est pour accompagner la ferveur, la joie et parfois l’exaltation des fidèles qu’est constitué, à la fin du XIVᵉ siècle, un manuscrit unique aujourd’hui connu sous le nom de Llibre Vermell de Montserrat. Ce recueil rassemble des chants destinés à être chantés et dansés dans l’église et sur le parvis, à condition qu’ils demeurent pieux et respectueux du lieu sacré.

Les pièces du Llibre Vermell mêlent monodies et polyphonies, latin, catalan et occitan, plain-chant, Ars nova et formes issues de la tradition populaire. Rondes, refrains responsoriaux et mélodies immédiatement mémorisables témoignent d’un répertoire où le savant et le profane cohabitent librement. Ces chants expriment moins l’ascèse que la joie du chemin parcouru, la fraternité des pèlerins venus de tous horizons et la célébration collective de la Vierge noire de Montserrat.

Réunis autour de Bruno Bonhoure et Khaï-dong Luong, La Camera delle Lacrime, avec le Jeune chœur de Dordogne, restitue l’esprit vivant de ces musiques : chantées, partagées, incarnées. L’interprétation assume la diversité stylistique du manuscrit, depuis les élans festifs jusqu’aux méditations plus sombres, comme Ad mortem festinamus, évoquant les danses macabres médiévales. Ce projet redonne voix à un patrimoine rare, où la musique devient espace de rencontre, de dévotion et de célébration collective.

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L’Amante, Mora Vocis, musique médiévale, musique vocale sacrée, ensemble vocal féminin, voix de femmes, chant médiéval, Hildegard von Bingen, Cantique des Cantiques, création contemporaine vocale, musique ancienne et contemporaine, monodie médiévale, polyphonie médiévale, Abbaye de Fontevraud, acoustique sacrée, concert immersif, musique spirituelle, chant a cappella, Paraty Productions

L’Amante – Balade vocale dans un jardin de cantiques

L’Amante est une traversée vocale et sensorielle au cœur de la musique sacrée médiévale, mise en regard de créations contemporaines écrites pour l’ensemble Mora Vocis. Inspiré par le Cantique des Cantiques, le programme explore les thèmes du désir, de la quête spirituelle et de l’amour mystique, dans un dialogue subtil entre répertoires anciens et écritures d’aujourd’hui. La voix y devient le fil conducteur d’une méditation poétique hors du temps.

Conçu comme une véritable balade sonore, L’Amante se déploie dans l’espace architectural, jouant avec les résonances, les distances et la mémoire des lieux. Les chanteuses de Mora Vocis interprètent ce répertoire de mémoire, dans une approche proche de l’oralité, où se mêlent monodies médiévales, polyphonies anciennes et œuvres contemporaines. Ce parcours vocal associe notamment des pièces de Hildegard von Bingen à des compositions d’Anne-Marie Deschamps, Jean-Jacques Di Tucci, Daniel Meier, Klaus Huber et Caroline Marçot.

Enregistré de nuit dans le Grand Réfectoire de l’Abbaye de Fontevraud, cet album bénéficie d’une acoustique exceptionnelle qui magnifie la densité expressive des voix et la dimension presque rituelle du programme. L’Amante incarne pleinement la démarche singulière de Mora Vocis, où se croisent musique médiévale, création contemporaine et expérience sensorielle. Plus qu’un simple enregistrement, cet album propose une écoute immersive, intime et profondément spirituelle.

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Johann Sebastian Bach, Variations Goldberg, Goldberg Variations guitar duo, Duo Mélisande, Sébastien Llinares, Nicolas Lestoquoy, transcription guitare Bach, Bach transcription, musique baroque guitare, duo de guitares classiques, musique de chambre Bach, contrepoint Bach, Bach cordes pincées, Rosalyn Tureck, interprétation Bach contemporaine, guitare classique baroque, Paraty Productions, IDOL Paraty, enregistrement Bach guitare, musique baroque revisitée

Bach – Goldberg, Duo Mélisande

Aborder les Variations Goldberg de Johann Sebastian Bach à deux guitares relève d’un geste à la fois audacieux et profondément réfléchi. Pour le Duo Mélisande, formé par Sébastien Llinares et Nicolas Lestoquoy, il ne s’agit ni de recréer une couleur d’époque ni de rivaliser avec le clavecin, mais de chercher ce qui demeure, ce qui résiste au temps. Cette approche, que les interprètes décrivent comme une vision « en noir et blanc », privilégie l’essence contrapuntique et la structure de l’œuvre, dépouillées de toute surcharge expressive.

La transcription s’inscrit dans une tradition pleinement bachienne. Comme le rappellent Sébastien Llinares et Gilles Cantagrel dans le livret, Bach lui-même n’a cessé d’adapter et de transformer ses œuvres selon les instruments disponibles, convaincu du caractère fondamentalement abstrait de sa musique. Le passage du clavecin à la guitare ne constitue pas une rupture mais un glissement naturel entre deux instruments à cordes pincées, permettant une autonomie accrue des voix et une lisibilité nouvelle des lignes contrapuntiques, dans une unité de timbre que le clavier ne peut offrir.

Le travail en duo implique une écoute et un réflexe communs, propres à la musique de chambre. Sans chercher une homogénéité artificielle, Sébastien Llinares et Nicolas Lestoquoy font vivre leurs différences dans un équilibre subtil, laissant les variations les habiter progressivement. Cette lecture renouvelle la perception d’un chef-d’œuvre souvent considéré comme intangible et rappelle que la vitalité des Variations Goldberg tient précisément à leur capacité à susciter, génération après génération, de nouvelles appropriations sans jamais trahir leur nature profonde.

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Olivier Messiaen, Messiaen piano, Marie Vermeulin, musique pour piano XXe siècle, Vingt Regards sur l’Enfant-Jésus, Catalogue d’Oiseaux, Huit Préludes Messiaen, Petites Esquisses d’Oiseaux, Quatre Études de rythme, Mode de valeurs et d’intensités, musique contemporaine piano, musique française XXe siècle, piano moderne, ornithologie musicale, son-couleur, rythme non rétrogradable, mysticisme musical, Roger Muraro, Concours Olivier Messiaen, église de La Grave, Messiaen au Pays de la Meije, Paraty Productions

Olivier Messiaen – Œuvres pour piano

L’œuvre pour piano d’Olivier Messiaen constitue l’un des sommets absolus du répertoire du XXe siècle. À travers des cycles monumentaux tels que les Vingt Regards sur l’Enfant-Jésus ou le Catalogue d’Oiseaux, Messiaen forge un langage unique où se rejoignent recherche rythmique, couleur sonore, symbolisme religieux et fascination pour le chant des oiseaux. Sa musique pour piano agit comme une passerelle entre l’héritage de Debussy et une modernité radicale, affirmée notamment dans les Quatre Études de rythme et le célèbre Mode de valeurs et d’intensités. Elle concentre, avec une force rare, tous les paramètres d’un univers musical profondément personnel et immédiatement reconnaissable.

Ce premier disque monographique de Marie Vermeulin propose un parcours cohérent à travers cette œuvre foisonnante, des Huit Préludes de jeunesse composés entre 1928 et 1929 jusqu’aux ultimes Petites Esquisses d’Oiseaux écrites en 1985. Deux Regards issus des Vingt Regards sur l’Enfant-Jésus viennent structurer ce voyage, révélant l’évolution du langage messiaenien, de la découverte du son-couleur à l’affirmation d’un mysticisme musical multicolore, nourri de rythmes non rétrogradables, de polymodalité et de références ornithologiques. Loin d’un simple panorama, ce programme offre une lecture intérieure et progressive de la pensée du compositeur.

Interprète profondément engagée dans cet univers, Marie Vermeulin aborde cette musique avec une maîtrise technique, une sensibilité coloriste et une intensité expressive unanimement saluées. Lauréate du Concours International Olivier Messiaen, elle a été encouragée dans cette exploration par Roger Muraro, figure majeure de l’interprétation messiaenienne. Enregistré à l’église de La Grave, lieu emblématique du festival Messiaen au Pays de la Meije, ce disque restitue toute la dimension spirituelle, poétique et visionnaire d’une œuvre qui continue de fasciner pianistes et auditeurs du monde entier.

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Jean-Philippe Rameau, Pièces de clavecin en concerts, musique de chambre baroque, clavecin concertant, clavecin français, musique baroque française, Rameau 1741, Bruno Procopio clavecin, Patrick Bismuth violon, François Lazarevitch flûte, Emmanuelle Guigues viole de gambe, clavecin Rückers, ravalement français, musique XVIIIe siècle, musique de cour française, pièces de caractère, Nouvelles suites de pièces de clavecin, interprétation historiquement informée, musique baroque Paris, Paraty Productions, enregistrement musique baroque

Jean-Philippe Rameau – Pièces de clavecin en concerts

Publiées à Paris en 1741, les Pièces de clavecin en concerts occupent une place singulière dans l’œuvre de Jean-Philippe Rameau. Composées à l’âge de la pleine maturité, alors que Rameau s’est imposé comme le maître incontesté de l’opéra français, ces pages constituent son unique contribution à la musique de chambre. Pensées pour clavecin concertant accompagné d’un violon ou d’une flûte et d’une viole ou d’un second violon, elles s’inscrivent à la croisée des traditions italiennes de la sonate en trio et de l’esthétique française du caractère et de la danse.

Dans ces cinq concerts, Rameau confère au clavecin un rôle central et résolument soliste. Loin d’un simple continuo, l’instrument dialogue d’égal à égal avec les dessus, alternant unisson, accompagnement coloré et passages concertants d’une grande virtuosité. Chaque pièce, généralement dotée d’un titre évocateur, esquisse le portrait d’un lieu, d’un mécène ou d’un musicien proche du compositeur, révélant un art raffiné de la suggestion et une écriture d’une remarquable liberté formelle, nourrie par l’expérience théâtrale de Rameau.

Pour cet enregistrement, Bruno Procopio réunit Patrick Bismuth au violon, François Lazarevitch aux flûtes allemandes et Emmanuelle Guigues à la viole de gambe, autour d’un clavecin inspiré des modèles flamands de la famille Rückers, adapté à la manière française. Ce choix instrumental met en valeur la clarté du discours, l’équilibre des timbres et la richesse expressive de ces œuvres, complétées par des pièces pour clavecin seul issues des Nouvelles suites de pièces de clavecin. L’ensemble révèle ainsi toute la modernité et la puissance d’invention d’un compositeur qui n’a jamais cessé de fasciner ses contemporains comme les générations suivantes.

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Rameau in Caracas, Simón Bolívar Symphony Orchestra

Rameau in Caracas est né de la rencontre entre Bruno Procopio et les musiciens du Simón Bolívar Symphony Orchestra of Venezuela, dans le cadre du Sistema. Ce projet propose une immersion dans l’univers orchestral et chorégraphique de Jean-Philippe Rameau, à travers un vaste choix de danses et d’ouvertures extraites de ses tragédies lyriques et opéras-ballets, de Zoroastre à Castor et Pollux, de Dardanus aux Indes Galantes. Pensé comme un parcours cohérent, le programme met en lumière la puissance dramatique, la richesse rythmique et l’inventivité orchestrale d’un compositeur qui domine la scène française du XVIIIe siècle.

Aborder Rameau avec un orchestre symphonique moderne constitue un défi artistique assumé. Sous la direction de Bruno Procopio, les musiciens du Simón Bolívar Symphony Orchestra of Venezuela s’approprient les spécificités du langage baroque français — inégalité, ornements, articulation, hiérarchie des danses — pour faire émerger une lecture vivante et éloquente de ce répertoire. Loin d’une simple suite de morceaux, le programme est construit comme une véritable dramaturgie orchestrale, structurée autour de grandes formes comme les chaconnes, véritables piliers expressifs qui donnent à l’ensemble une ampleur presque symphonique.

Enregistré dans la salle Simón Bolívar du Centro de Acción Social por la Música à Caracas, ce disque témoigne d’une aventure humaine et musicale singulière. Il révèle la capacité des orchestres du Sistema à s’ouvrir à des répertoires nouveaux et à en intégrer les exigences stylistiques avec une intensité remarquable. Rameau in Caracas ne se contente pas de faire dialoguer deux mondes musicaux : il affirme la vitalité universelle de la musique baroque française et sa capacité à résonner pleinement au sein d’un grand orchestre contemporain.

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